Le classement des villes les plus dangereuses de France évolue chaque année selon les données du SSMSI. En 2026, la tendance est nette : les violences aux personnes augmentent (+5 % pour les violences physiques, +8 % pour les violences sexuelles), alors que les cambriolages et vols de véhicules reculent globalement. Ce décalage redessine la carte de l’insécurité et fait sortir certaines communes du top 20 habituel.
1. Épinay-sous-Sénart (Essonne)

Épinay-sous-Sénart obtient la note la plus basse du classement participatif Bien-dans-ma-ville, avec 0,7 sur 5 en insécurité. Cette commune de l’Essonne cumule un ressenti très dégradé parmi ses habitants.
La proximité de zones urbaines denses en Île-de-France et un tissu de logements sociaux concentré expliquent en partie cette perception. Les faits de délinquance signalés y restent nettement supérieurs à la moyenne départementale.
2. Scionzier (Haute-Savoie)

Avec une note de 0,9 sur 5, Scionzier surprend par sa présence dans ce classement. Cette petite commune des Alpes, proche d’Annemasse, est pourtant loin de l’image des grandes métropoles associées à la délinquance.
La vallée de l’Arve connaît des problématiques de trafics qui touchent plusieurs communes limitrophes. Le faible nombre d’habitants amplifie aussi le poids statistique de chaque fait constaté.
3. Joigny (Yonne)

Cette sous-préfecture bourguignonne illustre la montée de l’insécurité dans les villes moyennes, loin des seules agglomérations franciliennes.
Le centre-val de Loire et la Bourgogne voient plusieurs communes de taille modeste apparaître dans les classements, signe d’une recomposition géographique de la délinquance.
4. Fleury-Mérogis (Essonne)

Note de 1,2 sur 5. La présence de l’établissement pénitentiaire pèse sur le ressenti local.
Les alentours de la maison d’arrêt concentrent des faits de violence et de trafic qui alimentent le sentiment d’insécurité des résidents.
5. Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise)

Garges-lès-Gonesse fait régulièrement partie des villes les plus citées en matière d’insécurité en Île-de-France.
Plusieurs quartiers prioritaires de la politique de la ville y sont recensés, avec une population jeune et un taux de chômage supérieur à la moyenne régionale.
6. Annemasse (Haute-Savoie)

Également notée 1,2 sur 5, Annemasse est une ville frontalière des Alpes dont la situation géographique favorise certains trafics transfrontaliers.
La pression démographique liée à la proximité de Genève crée des tensions sur le logement et accentue les incivilités dans certains secteurs du centre-ville.
7. Pierre-de-Bresse (Saône-et-Loire)

Avec 1,2 sur 5, Pierre-de-Bresse est un cas atypique. Cette commune rurale de Saône-et-Loire compte peu d’habitants, ce qui rend chaque incident statistiquement lourd.
Sa présence dans le classement rappelle que les zones rurales ne sont pas épargnées par la hausse des cambriolages, contrairement à la tendance nationale de baisse dans les grandes villes.
8. Grigny (Essonne)

Grigny obtient aussi 1,2 sur 5. Cette commune de l’Essonne, connue pour la Grande Borne, figure dans la plupart des classements depuis plusieurs années.
Le taux de pauvreté y est parmi les plus élevés d’Île-de-France. Les dispositifs de rénovation urbaine n’ont pas encore produit d’effet mesurable sur les chiffres de la délinquance locale.
9. Stains (Seine-Saint-Denis)

Note de 1,3 sur 5. Stains fait partie du département de Seine-Saint-Denis, qui concentre à lui seul plusieurs communes figurant dans les classements d’insécurité.
Les violences aux personnes y progressent, en ligne avec la tendance nationale de hausse des agressions physiques.
10. Douchy-les-Mines (Nord)

Douchy-les-Mines affiche 1,4 sur 5. Cette commune des Hauts-de-France, dans l’ancien bassin minier du Nord, subit les effets d’un déclin économique prolongé.
La précarité sociale y alimente un climat d’insécurité persistant, malgré une population modeste.
11. Villerupt (Meurthe-et-Moselle)

Villerupt, notée 1,4 sur 5, est une commune frontalière du Luxembourg. La circulation transfrontalière y génère des tensions spécifiques, notamment liées aux trafics.
12. Coursan (Aude)

Coursan apparaît dans le classement avec une note légèrement supérieure. Cette commune d’Occitanie, proche de Narbonne, illustre la diffusion de l’insécurité dans le sud de la France.
13. Lille (Nord)

Lille reste une métropole régulièrement citée. Certains quartiers concentrent des faits de violence, tandis que d’autres secteurs affichent des taux proches de la moyenne nationale.
La distinction entre quartiers est déterminante : une ville entière ne peut pas être qualifiée de dangereuse sur la base de quelques zones.
14. Marseille (Bouches-du-Rhône)

Marseille figure dans ce type de classement depuis des décennies. Les quartiers nord concentrent la majorité des faits de violence, mais le centre-ville et les arrondissements sud présentent des profils très différents.
15. Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)

Saint-Denis cumule une densité de population élevée et plusieurs quartiers prioritaires. Les violences physiques y sont en hausse, conformément à la tendance du département.
16. Nîmes (Gard)

Nîmes fait partie des villes du sud où les atteintes aux personnes progressent.
17. Montpellier (Hérault)

Montpellier connaît une croissance démographique rapide qui s’accompagne d’une hausse des tensions dans certains quartiers périphériques, notamment La Paillade.
18. Perpignan (Pyrénées-Orientales)

Perpignan présente un taux de pauvreté parmi les plus élevés des grandes villes françaises. Le centre ancien concentre des problèmes d’insécurité liés à la précarité.
19. Béziers (Hérault)

Béziers partage avec Perpignan un profil de ville moyenne du sud touchée par le chômage et les difficultés sociales. Les faits de délinquance y sont supérieurs à la moyenne des villes de taille comparable.
20. Roubaix (Nord)

Roubaix ferme ce classement. Ancien fleuron industriel des Hauts-de-France, la ville subit depuis des décennies un déclin économique qui pèse sur la sécurité de certains quartiers.
La tendance 2026 confirme que la géographie de l’insécurité se recompose : des petites communes rurales ou périurbaines rejoignent le classement, tandis que certaines grandes villes stabilisent leurs chiffres sur les atteintes aux biens. La hausse des violences aux personnes reste le fil rouge de cette année, quel que soit le type de territoire.

